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Musique classique et opéra par Classissima

Philippe Jaroussky

dimanche 25 juin 2017


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27 mars

La Seine Musicale, la nouvelle cité musicale de l’Ouest parisien

Classiquenews.com - ArticlesHauts de Seine (92). Inauguration de la Seine Musicale, du 18 au 21 avril 2017. C’est l’événement musical de ce printemps 2017, l’inauguration de la nouvelle cité musicale sur la Seine, produite par le Conseil Général des Hauts de Seine (92) : la Seine musicale. Dans l’Ouest parisien, situé sur l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, le nouvel équipement flambant neuf (35 500 m2) sera inauguré au cours de 4 journées de Portes Ouvertes (du 18 au 21 avril), puis d’une programmation musicale spéciale, le 22 avril 2017. Soit une semaine festive à la découverte du lieu, puis soirée d’accomplissement musical pour tous les publics. 4 JOURS DE PORTES OUVERTES GRANDE SOIREE INAUGURALE LA SEINE MUSICALE : LES HAUTS DE SEINE MISENT TOUT SUR LA MUSIQUE Cycle inaugural du 18 au 23 avril 2017 Pendant les 4 jours Portes Ouvertes, sont proposés aux visiteurs: concerts, visites du bâtiment, shows cases (avec notamment mardi 18 avril le premier concert de la Maîtrise des Hauts-de-Seine, dirigée par Gaël Darchen ; puis vendredi 21 avril un concert de Bob Dylan). Le 22 avril, grande affiche inaugurale, le soir : à l’Auditorium, le premier concert d’Insula orchestra, orchestre en résidence dirigé par Laurence Equilbey, propose un programme inédit avec des oeuvres de Mozart, Weber, Beethoven avec des artistes invités tel la soprano Sandrine Piau, le pianiste Bertrand Chamayou, – programme mis en scène par Olivier Fredj et Superbien. Dans la Grande Seine, The Avener, héritier de la French touch, mariant les genres, présente son live. Le concert sera suivi des laborantins électro pop The Shoes pour un DJ set qui promet d’électriser le dance floor de la Seine Musicale. La Seine Musicale, s’affirme tel le phare de la politique culturelle du Conseil départemental des Hauts-de-Seine ; le site sur la pointe aval de l’île Seguin, accueille ainsi un auditorium de 1150 places principalement pour la musique classique, une salle de 4 000 à 6 000 places appelée la Grande Seine, un pôle de répétition et d’enregistrement, des lieux de réception destinés aux entreprises, des commerces, un jardin sur le toit de plus de 7 200 m2. Outre des équipements culturels destinés à faire rayonner la musique, toutes les musiques à l’attention de tous les publics, la Seine musicale est aussi un nouveau joyau architectural qui devrait devenir par la richesse et la diversité des propositions culturelles, un lieu de vie d’une grande importance, diffusant la nécessité de la culture dans le grand Ouest parisien. Il est à parier que nombre de mélomanes aujourd’hui habitués à rejoindre paris intramuros pour écouter la musique et vivre leur passion musicale, modifieront leurxshabitudes et se rendront désormais sur l’Île Seguin, dans l’Ouest de Paris. _______________ Un lieu de vie, une résidence d’artistes. La Seine musicale accueille dès son ouverture plusieurs formations qui y trouveront un lieu pérenne pur approfondir leur travail : -Insula orchestra, orchestre sur instruments d’époque créé et dirigé par par Laurence Equilbey, la Maîtrise des Hauts-de-Seine, choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris, dirigée par Gaël Darchen. le contre ténor Philippe Jaroussky y installe son académie destinée à un large public de musiciens. LE PÔLE D’EXCELLENCE CULTURELLE DE L’OUEST PARISIEN. Jean-Luc Choplin, ex directeur du Châtelet, préside le comité de programmation et de direction artistique de STS événements, la société chargée de l’exploitation du lieu. La Seine Musicale, comme nouveau pôle culturelle d’excellence, dont l’architecture, a été pensée par Shigeru Ban et Jean de Gastines, incarne la cohérence du projet culturel du Département 92 qui, au travers de la vallée de la culture des Hauts-de-Seine, propose à tous les publics une offre « accessible et exigeante ». Démocratisation, sensibilisation, diversité et ouverture laissent envisager pour demain, une société délibéremment culturelle qui a choisi de favoriser la créativité comme nouveau mode du vivre ensemble. ________________________ Semaine inaugurale de la Seine Musicale, du 18 au 21 avril 2017. Soirée musicale le 22 avril 2017. INFORMATIONS ET RESERVATIONS www.laseinemusicale.com La Seine Musicale Ile Seguin 92100 Boulogne-Billancourt Programme semaine d’ouverture Du 18 au 21 avril 2017, familles, riverains, élèves de conservatoire et des écoles de musique et professionnels découvrent toutes les facettes de la musique et de l’architecture de la Seine Musicale. La série d’événements intéresse tous les publics. MERCREDI 19 AVRIL 2017 14h30 – 18h30 Jeune public et familles Concert : Pick’O'Rama propose un panorama de tout ce qu’a pu produire la scène musicale anglo-saxonne ces trente dernières années : Pop, hip-hop, électro, rock, garage… (à partir de 6 ans). • Ateliers participatifs autour de la création sonore en partenariat avec l’Armada productions. • Visites pour découvrir en famille l’architecture de la Seine Musicale. Inscriptions : www.hauts-de-seine.fr VENDREDI 21 AVRIL 2017 20h30 Concert de Bob Dylan en avant-première dans la Grande Seine. Réservations : www.laseinemusicale.com SAMEDI 22 AVRIL 2017 Concert d’inauguration Inauguration de la Seine Musicale par Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine. • 20h Concert d’Insula Orchestra (direction Laurence Equilbey) à l’Auditorium. Programme surprise avec des oeuvres de Mozart, Weber, Beethoven interprétées par des artistes français tels que la soprano mozartienne Sandrine Piau, le pianiste Bertrand Chamayou, (programme repris le dimanche 23 avril après-midi à 16h). Réservations : www.laseinemusicale.com • 21h30 Concert électro dans la Grande Seine The Avener, héritier de la French touch mariant les genres, présentera son live. Le concert est suivi des laborantins electro pop The Shoes pour un DJ set qui électrisera le dance floor de la Seine Musicale ! Réservations : www.laseinemusicale.com DIMANCHE 23 AVRIL 16h Concert d’Insula Orchestra (direction Laurence Equilbey) à l’Auditorium Deuxième représentation du concert d’inauguration. Réservations : www.laseinemusicale.com Visites architecturales tout au long du week-end par la compagnie Légendes Urbaines. Inscriptions : www.hauts-de-seine.fr /*sous réserve des places disponibles _______________________ Et tout au long de la semaine, le Département propose d’autres événements à ses partenaires, aux acteurs culturels du territoire et aux élèves des conservatoires MARDI 18 AVRIL 2017 Showcases, rencontres professionnelles autour des groupes de musiques actuelles issus des Hauts-de- Seine accompagnés par le Département (dispositif PAPA*) et les structures du Réseau 92 (dispositif Träce**) avec Jahneration / reggae hip hop (victoire du reggae 2017), Dusk Totem / électro-pop (finaliste Ricard live music 2017) et Livingstone / rock. Visites des studios d’enregistrement et de répétition de la Seine Musicale. Concert Maîtrise en Seine par la Maîtrise des Hauts-de-Seine, choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris, dirigé par Gaël Darchen. Dispositif PAPA : Plan d’Accompagnement à la Professionnalisation des Artistes de musiques actuelles du Département ** Dispositif Träce : programme de repérage et d’accompagnement des groupes et musiciens des Hauts-de-Seine du Département JEUDI 20 AVRIL Carte blanche aux conservatoires • Concerts : orchestre de chambre, classes de percussions, choeurs… par des élèves de conservatoire. • Scènes ouvertes aux élèves des conservatoires dans les espaces de la Seine Musicale. • Répétitions de jeunes de DEMOS (Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale) Master class de musique de chambre. VENDREDI 21 AVRIL Visites de la Seine Musicale en présence des architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. Plus d’informations sur : www.laseinemusicale.com www.hauts-de-seine.fr

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9 mai

L’histoire d’Orphée avec Emőke Baráth et Philippe Jaroussky

Claudio Monteverdi (1567-1643) : extraits de L’Orfeo ; Luigi Rossi (c.1597-1653) : extraits de Orfeo ; Antonio Sartorio (1630-1680) : extraits de L’Orfeo. Avec : Emőke Baráth, soprano ; Philippe Jaroussky, contreténor. Coro della Radiotelevisione svizzera. I Barocchisti, direction : Diego Fasolis. 1 CD Erato. Enregistré en septembre 2016. Notice de présentation trilingue (anglais, français et allemand). Durée : 64’09.




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15 mars

Philippe Jaroussky chante Bach & Telemann

Télé, ARTE. Dimanche 9 avril 2017, 12h30. Philippe Jaroussky chante Bach & Telemann. Fin 2016, le contre ténor français s’attaque à JS Bach et Telemann dont 2017 marque le 250ème anniversaire de la mort . Une curiosité opportune qui célèbre évidemment le génie baroque de Hambourg, génie baroque contemporain de Jean-Sébastien… Audacieux, en quête de nouvelles expériences adaptées à sa voix de sopraniste, Philippe Jaroussky s’est récemment dédié à l’enregistrement de cantates de Bach et de Telemann avec la coopération de l’Orchestre baroque de Fribourg. Le chanteur s’est exercé puis perfectionné à l’allemand. ARTE a suivi l’apprenti lors de l’enregistrement de l’album concerné. Mais il a aussi défendu les deux compositeurs lors d’un récital parisien au TCE en décembre 2016 (avec les instrumentistes du Concert de la loge créé par le violoniste Julien Chauvin, jouant tous debout). Frêle parfois nasalisée, aux aigus de moins en moins sûrs, l’interprète a même récemment démontré de nouvelles limites, dans son récent recueil dédié au mythe d’Orphée (La storia d’Orfeo, 1 cd ERATO ). S’il sait velouter son medium, entre angélisme et recueillement, son art vocal se cantonne à une tessiture de plus en plus resserrée qui affleure la monotonie expressive : tout est désincarné, approché de la même façon quel que soit le répertoire et l’enjeu dramatique (sa prestation dans Teodora de Haendel au TCE fut plus que décevante car le chanteur, vocalement amoindri, faisait pâle figure sur scène comme piètre acteur). Triste constat d’une voix qui n’a plus le brillant, ni l’intensité, comme l’ampleur de ses débuts. Même si l’on aime son timbre, force est de constater les limites d’une voix prématurément amoindrie, usée dans des aigus aigres et désormais tendus, autrefois si triomphants. Ce documentaire qui accompagne le chanteur pendant les sessions d’enregistrements va-t-il nous dédire ? A suivre.



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9 mars

CD, compte rendu critique. La Storia d’Orfeo : Monteverdi, Rossi, Sartorio. Jaroussky, Barath (1 cd ERATO)

CD, compte rendu critique. La Storia d’Orfeo : Monteverdi, Rossi, Sartorio. Jaroussky, Barath (1 cd ERATO). LA LIGNE PLUS QUE LE VERBE : chacun jugera selon ce qu’il pense de cet adage qui vaut ici loi. Les admirateurs, inconditionnels de sa voix chantournée, gracile et parfois acide, trop nasalisée (en particulier suraffectée dans la fameuse prière d’Orfeo) applaudiront ici leur champion Jaroussky ; les autres plus exigeants, et historiquement informés, regretteront chez Philippe Jaroussky cette ligne suave et lisse, toujours caractérisée de la même façon, quelque soit l’enjeu dramatique : ses minauderies ou ses miaulements n’écartent guère le hors sujet. Il ne suffit pas de concevoir un programme inédit, qui se veut compilation voire pasticcio poétiquement cohérent, il ne suffit pas de la même façon, « oser » chanter le rôle des rôles, celui d’Orfeo, poète chanteur à l’irrésistible séduction, et dans sa propre voix de contre-ténor… pour réussir un programme nouveau. De surcroît, sur le plan du style, faire chanter ces choristes en trop grand nombre, ôte toute lisibilité madrigalesque à l’Orfeo de Monteverdi : quelle manque de finesse dans ce coeur outré, pâteux, pataud… autant de contresens accumulés qui valent ici de sérieuses réserves. Accouplé au soprano de la chanteuse hongroise Emöke Barath, – l’une des voix les plus séduisantes de l’heure avec celle de Francesca Aspromonte – deux étoiles du chant baroque actuel (que CLASSIQUENEWS a déjà distinguées l’une et l’autre ), la voix de Philippe Jaroussky expose d’évidentes limites : aigus tuyautés et de plus en plus serrés, en rien timbrés ; un medium continuement préservé, concentrant une zone expressive et vocale de fait très réduite : il s’en dégage un sentiment d’unité expressive qui devient sur la durée lénifiante voire ennuyeuse ; tout est abordé de la même façon, chez les 3 compositeurs du XVIIè italien (Seicento) retenus : Monteverdi, Sacrati, Rossi. Plus habitée, diseuse en quelque sorte, sans vraiment demeurer DANS le texte, Emöke sait nuancer et colorer à loisirs, offrant à ce que Monteverdi lui refusait : une chair ardente pour son Eurydice plus développée, chez Rossi (“Mio ben, teco il tormento”), rééquilibrant la palette psychologique. Son bel canto, recitar cantando, se languit, palpite indiscutablement, même si nous eussions aimé davantage de texte. Que sont devenus les préceptes des premiers baroqueux, pour lesquels le relief textuel, l’intensité linguistique primaient avant tout ? Les deux chanteurs, – esthétique essentiellement vocale, soignent leurs lignes, sacrifiant le plus souvent la chair des syllabes, l’appui des consonnes, voilant, lissant, atténuant l’énergie poétique des voyelles. Pas sûr qu’un italophone comprenne chacune de leur séquence solo ou en duo (des plus enivrés, spasmes et convulsions à l’envi : (trop fugace « Che dolcezza è la certezza » du même Rossi). Chant contourné, style affecté et maniéré, Philippe Jaroussky échoue à exprimer la lyre sobre, puissante, linguistique des italiens du XVIIè N’est pas Orfeo qui veut… Ainsi Sartorio, Rossi, Monteverdi sont-ils enchaînés sans plus de nuances ni finesse, toujours projetés de la même façon. L’épaisseur du choeur finit pas atténuer l’enthousiasme. Au coeur du programme, il y a la fameuse prière incantatoire d’Orphée aux enfers, – âme en souffrance désireuse de reconquérir et ressusciter sa bien aimée Eurydice… « Possente spirto », sommet de l’écriture montéverdienne (et pourtant au début de sa carrière à l’opéra), chant qui doit convaincre par son réalisme expressif ; or Jaroussky de sa voix aigre et surornementée, aux convulsions systématiques en fait un surenchère d’effets et d’affects maniérés ; artifice d’une voix androgyne qui adapte l’écriture selon ses possibilités. Question d’esthétique à laquelle nous restons étrangers : voix abstraites et livide, sans aucune sensualité ni mordant textuel (limites techniques et expressives, comme absence de sobriété également présentes dans l’air équivalent chez Sartorio : « Chiuso, ahimè, di Cocito. Rendetemi Euridice… » . Le dernier grand air extrait de Rossi, « Lasciate Averno » souligne de sérieux manques dans les aigus (tendus, tirés, nasalisés, presque laids). Le dernier mot « morire » reste raide, d’une acidité sophistiquée, qui n’a rien à voir avec cette volonté de clarté et d’intelligibilité voulue dès Peri et Caccini au début de l’opéra italien, au commencement de l’odyssée lyrique… Voilà qui démontre et confirme combien les emplois de barytons ou ténors barytonants pour l’Orfeo monteverdien, restent définitivement plus convaincants. L’option a le mérite de l’audace. Elle s’avère très discutable. Pourtant intéressante. En puisant dans les trois ouvrages lyriques sur le thème orphique : Orfeo de Monteverdi (1607), Orfeo de Luigi Rossi (Paris, 1647), Orfeo de Antonio Sartorio (Venise, 1672), le programme rend compte de la permanence du mythe dans l’histoire lyrique, véritable pilier pour l’imaginaire des compositeurs, révélateur des manières les plus puissantes et les plus bouleversantes, au registre des passions humaines mises en musique. Pas certain que pour en défendre les mille subtilités, Philippe Jaroussky s’en révèle le meilleur ambassadeur. A qui pensons-nous ? Ecoutez Marc Mauillon justement, – maître orfèvre de ce recitar cantando d’une absolu précision linguistique, en sobriété et nuances… (LIRE notre critique complète du cd Li due Orfi par Marc Mauillon dont la maîtrise naturelle en fait un vrai diseur baroque a contrario des chantournements affectés et artificieux de Philippe Jaroussky). Après ses incursions douteuses dans la mélodie française romantiques, le contre-ténor semble se fourvoyer à reprendre aujourd’hui ce qu’il réussissait mieux hier : le bel canto du Seicento. Entretemps, la voix s’est réduite et la technique appauvrit. Dommage. Nonobstant nos critiques, l’album met en lumière en cette année Monteverdi (450è anniversaire en 2017) la foisonnante littérature musicale et opératique sur le sujet d’Orphée, comme l’étonnante modernité du chant montéverdien située au début du siècle (1607) : éloquence d’une écriture efficace, resserrée, proche du texte, quand Rossi puis Sartorio semblent en comparaison plus convenues, ornementées, aimables… Curieux ralentis et tempi retenus également : Diego Fasolis et I Barocchisti nous avaient habitués à plus de nerfs comme de chair articulée. _________________ CD, compte rendu critique. La Storia d’Orfeo : Monteverdi, Rossi, Sartorio. Jaroussky, Barath (1 cd ERATO). Et pour mieux connaître tous les enjeux que suppose et produit le mythe d’Orphée, consulter le dvd Les grand mythes édité par Arte Editions : un must absolu. http://www.classiquenews.com/dvd-compte-rendu-critique-coffret-les-grands-mythes-4-dvd-arte-editions/ ________________________ APPROFONDIR LIRE notre dossier spécial MONTEVERDI 2017 : les 450 ans http://www.classiquenews.com/dossier-claudio-monteverdi-2017-les-450-ans/ LIRE aussi notre critique développée du cd les 2 Orphées / Li Due Orfei par Marc Mauillon / CD CLIC de CLASSIQUENEWS d’avril 2016 http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-cd-li-due-orfei-les-deux-orphee-giulio-caccini-et-jacopo-peri-marc-mauillon-baryton-angelique-mauillon-harpe-double-1-cd-arcana-2015/

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13 février

DVD, compte rendu critique. THEODORA de Handel / Haendel. Watson, Christie (2015, ERATO)

DVD, compte rendu critique. THEODORA de Handel / Haendel. Watson, Christie (2015, ERATO). Sans atteindre la version (légendaire) de Peter Sellars à Glyndebourne (réalisée en 1996, donc voilà plus de 20 ans déjà), cette « première » Théodora en version scénique montre les limites de l’exercice. Pourquoi vouloir démontrer davantage que la musique, qui se suffit largement à elle-même (c’est même l’une des plus sublimes et recueillie qui soit née sous les mains de Haendel), pourquoi s’obstiner à démontrer par le visuel et les mouvements de scène ce qui était, – et reste essentiellement, un oratorio, c’est à dire un drame sacré et spirituel, sans décors ? Sur la scène parisienne, les décors se bornent à quelques parois coulissantes (pour mieux marquer l’espace étouffant d’un drame qui mène à la mort), ne font pas oublier les hors sujet total de l’orgie au II (délire accessoire du metteur en scène Stephen Langridge). Tout ce décorum visuel finit par encombrer une action qui par son essence épurée (musicalement) et très efficace, recherche a contrario, l’allègement, l’abstraction, la poésie pure. Côté conception des chanteurs / acteurs, l’interprétation survole une partition qui doit toucher par sa profondeur et son sens de la gravité où le silence et la lenteur disent cette transfiguration spirituelle et mystique de l’héroïne, laquelle emmène sur son chemin sacrificiel ses proches. Mauvais Valens, trop superficiel voire caricatural (Callum Thorpe) ; même limites dommageables pour le contre ténor Philippe Jaroussky, qui brille par son absence de graves et ses piètres talents d’acteur : son Didymus, premier compagnon de Theodora, en compassion et transcendance, se révèle bien lisse, tout au moins amoureux transi douloureux, mais sans aucune ambivalence ni souffrance morale. Tout un pan du personnage est écarté. En revanche le Septimus de Kresimir Spicer cisèle un héros tragique, véritablement traversé par le tiraillement intérieur, entre devoir et tentation de la ferveur : sa souffrance et sa présence humaine, comme son épaisseur émotionnelle sauvent le plateau. Voix limitée, et actrice trop réservée, la soprano britannique Katherine Watson dans le rôle-titre, doit forcer sa nature pour exprimer le souffle spirituel de plus en plus prenant, impérieux qui la submerge : vocalement tout est là ; mais émotionnellement, grâce aux plans serrés sur son visage, la tiédeur finit par susciter une « certaine » intériorité. Il ne s’agit pas d’avoir une « belle voix », surtout dans l’un des oratorios les plus introspectifs de Haendel. L’Irène de Stéphanie D’Oustrac tire elle aussi, comme Spicer, son épingle du jeu : suave et habitée, la cantatrice montre qu’elle est aussi une formidable interprète. D’autant que dans la fosse, se déploie la direction très précise et hautement dramatique de William Christie, insurpassable chez Haendel, entre élégance, noblesse, flexibilité, acuité et articulation dans l’expression du souffle spirituel de l’aristocrate et fervent Haendel à Londres. _________________________ DVD, compte rendu critique. Theodora de Haendel / Handel. Kresimir Spicer, Stéphanie D’Oustrac, Katherine Watson, Philippe Jaroussky… Les Arts Florissants. William Christie, direction. Stephen Langdrige, mise en scène (2 dvd ERATO, enregistré à Paris, au TCE, en octobre 2015).

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