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Musique classique et opéra par Classissima

Philippe Jaroussky

jeudi 25 août 2016


Jefopera

28 juillet

A San Clemente avec Landi (Un été à Rome, 6)

JefoperaSan Clemente, fresque de Saint AlexisSur les conseils toujours avisés de Christian, nous partons de bon matin visiter la basilique San Clemente. Dans une rue calme, derrière le Colisée, nous pénétrons dans une belle église du XIIème siècle et nous asseyons un instant, le temps de regarder des plafonds baroques, d'ailleurs un peu tarte. L'indispensable Piéton de Rome, de Dominique Fernandez, nous invite à quitter rapidement la nef pour descendre dans les profondeurs de cette curieuse basilique :   San Clemente ne se borne pas à la basilique que nous venons de visiter. Elle n'est que le quatrième étage d'autres édifices enfouis sous la terre. Leur superposition résume l'histoire de Rome.  Par un large escalier, on descend de la basilique dans l’église inférieure, construite au IVème siècle, dévastée au XIème, ensevelie sous la nouvelle et découverte en 1857 par les dominicains irlandais du couvent voisin. C’est un vaste souterrain divisé en nefs par des pilastres de brique.   Encore un escalier, plus étroit, et l’on arrive dans les restes d’une maison romaine de l’époque impériale, dédale de petites pièces au fond duquel coule une source d’eau toujours vive. Un temple consacré à Mithra occupe un coin de ce sous-sol. Au milieu d’une petite pièce, on voit l’autel sculpté de bas-reliefs où l’on sacrifiait le taureau, pour asperger de son sang les fidèles assis de part et d’autre sur deux rangées de bancs.    Enfin, un quatrième niveau a été retrouvé : maisons détruites en 64 lors de l’incendie attribué à Néron. Ici peut-être encore plus qu'ailleurs, nous comprenons la structure en mille-feuilles de cette ville unique, chaque époque ayant utilisé les restes de la précédente pour remblayer et édifier ses propres constructions. Rome, la ville dont les gratte-ciels sont sous la terre....   Dans la nef centrale de l'église souterraine du IVème siècle, une fresque en assez bon état (Cf. illustration) raconte l'histoire édifiante de Saint Alexis, ce patricien romain converti au christianisme, qui abandonna femme et parents le jour de ses noces, et, après quelques années d’errance, revint incognito sous le toit paternel où il vécut en mendiant pendant 17 ans, ignoré des siens, dormant sous un escalier.  Naturellement, notre saint homme prit soin de conserver sur lui à sa mort une lettre révélant son identité, histoire d’infliger à ses proches les affres du regret en sus de ceux de l’absence. Plus ému par le triste sort de l'épouse que par les exploits du saint, Dominique Fernandez remarque que jamais le machisme latin ne s'est montré avec une telle impudence, un machisme dont la goujaterie n'empêche pas d'être canonisé. L’Église supprima d'ailleurs prudemment le culte de Saint Alexis dans les années 60. Un culte qui est pourtant resté longtemps populaire à Rome, et qui inspira plusieurs œuvres musicales, notamment le San Alessio de Stefano Landi, composé et joué en 1632 sur un livret écrit par le cardinal et futur pape Rospigliosi.  C'est une oeuvre surprenante, qui semble tenir plus de la farce que du drame sacré. Le livret traite en effet le sujet d’une façon franchement subversive -et assez osée pour l'époque, notamment en mêlant aux passages dramatiques des scènes burlesques, dont plusieurs mettent en scène le diable, qui ne cesse de dénoncer la vanité du choix d’Alexis et de le pousser à se démasquer. Signe que dès le début du XVIIème siècle, on avait fort heureusement su prendre un peu de recul sur cette histoire saugrenue.     Riche et variée, la musique de Landi enchaîne des ritournelles populaires, des chœurs et de très beaux ariosos, déjà assez nettement séparés des récitatifs. On compte aussi de nombreux petits ensembles, notamment les émouvants trios de déploration du dernier acte. Il existe une superbe captation du San Alessio, avec, dans la fosse, William Christie et Les Arts florissants, sur scène rien moins que Philippe Jaroussky et Max-Emmanuel Cencic. Et quand on sait que Benjamin Lazar en a signé la mise en scène, on ne peut que se précipiter dessus.   

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12 juillet

Philippe Jaroussky aux BBC Proms pour un hommage à David Bowie

Le contre-ténor Philippe Jaroussky participera aux BBC Proms dans un programme célébrant et réinterprétant la musique de David Bowie, lors […]






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5 juillet

Festival de GSTAAD (Suisse) à partir du 14 juillet 2016

GSTAAD, Festival (Suisse). 14 juillet – 3 septembre 2016. “Musique et famille”. Pour ses 60 ans, le festival à l’air pur propose 70 concerts en 2016… Cette année le festival estival suisse joue la carte des fratries et des familles musicales : qu’il s’agisse des compositeurs évoqués en “familles musiciennes, en dynasties enchanteresses”, ou des interprètes invités en 2016, place donc aux filiations directes, surtout frères et sœurs que la musique accompagnent leur vie durant dans la complicité et le partage artistique, … le festival 2016 selon le souhait de son directeur Christoph Müller (depuis 2002), met l’accent sur les complicités irrésistibles : ainsi les soeurs Khatia & Gvantsa Buniatishvili, Katia & Marielle Labèque…, les frères Kristjan et Neeme Järvi, la dynastie des clarinettistes Ottensamer, les frères Janoska … Fondé en 1957 par le violoniste légendaire Yehudi Menuhin dont 2016 marque le centenaire, le festival de Gstaad dans les Alpes Suisses sait accorder la splendeur des sites naturels à la passion des musiciens qui le font vivre chaque été. C’est selon le voeu de Yehudi Menuhin, une expérience unique au monde pour le public et les artistes acteurs, venus du monde entier jouer, partager, approfondir les œuvres autour de valeurs clés : exigence, amitié, détente… A l’été, 70 concerts résonneront jusqu’aux cimes enneigées : récitals, musique de chambre, concerts symphoniques, à l’église de Saanen ou sous la tente du festival, silhouette désormais emblématique de l’événement estival. Festival de Gstaad 2016… La musique en famille SCENE ORCHESTRALE. Aux côtés des programmes plus intimistes, d’ores et déjà les rendez vous orchestraux (établis depuis 1989) sont très attendus, offrandes exaltantes nées de l’entente entre les instrumentistes et leur chef …à forte personnalité. Pas moins de quatre grandes phalanges viendront à Gstaad en 2016: Giovanni Antonini & le Kammerorchester Basel, Valery Gergiev & le Marijnsky Theatre Orchestra St. Petersburg, Riccardo Chailly & le Filarmonica della Scala Milano, Gianandrea Noseda & le London Symphony Orchestra… Côté récitals de grands solistes, ou tempéraments à suivre absolument, ne manquez pas l’extrême sensibilité virtuose de Maria João Pires, Daniel Hope, Lang Lang, Gabriela Montero, Sir András Schiff, Patricia Kopatchinskaja, Sol Gabetta, Bryn Terfel, Anja Harteros, Fazil Say, Maxime Vengerov, Diane Damrau, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Philippe Jaroussky, Valery Sokolov, Didier Lockwood ou le geste incandescent et intérieur du Quatuor Ebène… TEMPS FORTS. Parmi les nombreux temps forts, soulignons entre autres, le concert du violoniste Daniel Hope, habitué de Gstaad comme de l’Oberland bernois, et surtout héritier et ancien élève de Yehudi Menuhin auquel il a rendu hommage dans un récent cd édité chez Deutsche Grammophon (“Daniel Hope… my tribute to Yehudi menuhin” : oeuvres de Mendelssohn, Reich, Vivaldi, Henze, Taverner, Elgar…)… son concert du 24 juillet reprend en partie les pièces jouées dans l’album discographique (avec l’Australian chamber orchestra). Parmi les autres hommages à Menuhin : Requiem de Mozart par Paul McCreesh (les 15 et 16 juillet), les 3 récitals d’Andras Schiff les 20, 23, 25 juillet), le concert de clôture “Happy Happy Birthday Yehudi” avec Gilles Apap, Valery Sokolov, Didier Lockwood… l’Orchestre Symphonique de Berne sous la direction de Kristjan Järvi (le 3 septembre)… Les amateurs de musique de chambre apprécieront en particulier le Gala Beethoven à deux (Maria Joao Pires et Sol Gabetta, le 17 juillet), Louis Schwizgebel-Wong (le 3 août), les soeurs Buniatishvili (le 4 août), les membres du Quatuor Ebène (le 8 août : “Confidences d’Isis et d’Osiris”, Haydn, Debussy, Beethoven…), Bertrand Chamayou et la suite de son Projet Ravel (le 16 août) ; les chefs d’oeuvre viennois défendus par Isabelle Faust, Jean-Guilhen Queyras et Alexander Melnikov, le 26 août… Les festivaliers plus lyricophiles ou amateurs de beau chant ne manqueront pas entre autres : récital d’Arabella Steinbacher, le 28 juillet ; concert de lieder et mélodies de R. Strauss et Dvorak par Diana Damrau et Xavier de Maistre, le 14 août ; Philippe Jaroussky et son ensemble Artaserse le 25 août ; le Gala Opera (avec Anja Harteros, Bryn Terfel sous la direction de Gianandrea Noseda, le 28 août)… Le thème de la famille n’est pas seulement à Gstaad une affaire de musiciens ou d’instrumentistes ; il s’agit aussi d’évoquer les clans et dynasties de compositeurs. Ainsi, la Dynastie Bach (Jean Rondeau, le 18 juillet), la famille Mozart (Gabriela Montero, le 26 juillet)… et aussi un très intéressant programme (évoquant les Schumann et le jeune Brahms, si proches) : Clara, Robert et Johannes, les 22, 23 juillet, autre volet de la série “Musique et Famille”… ; sans omettre une évocation de la famille Mendelssohn (Katia Buniatishvili, Renaud Capuçon, orchestre de chambre de Bâle, le 17 août)… PEDAGOGIE, TRANSMISSION… une expérience musicale unique à partager. Gstaad ce n’est pas seulement des têtes d’affiche exaltantes, à applaudir le temps d’un concert ; ce sont aussi surtout des tempéraments taillés pour la transmission et l’exercice pédagogique : d’ineffables moments de partage, d’apprentissage, d’explication et d’approfondissement, vécus entre maîtres et élèves. Gstaad, par la volonté de son fondateur Yehudi Menuhin dont l’intelligence pédagogique reste exemplaire, un modèle pour tous, enseigne ainsi à plusieurs profils de musiciens, dont les jeunes chefs qui demain seront les baguettes les plus convaincantes… Ainsi le concert des écoliers du Canton de Berne, entre 10 et 18 ans, appelés à travailler la 9ème Symphonie de Beethoven (Tente de Gstaad, le 2 septembre 2016), sans omettre les Académies du Festival (Gstaad String Academy, concert de clôture, le 15 août ; Gstaad Conducting Academy, le 17 août ; Gstaad Vocal Academy, concert de clôture, le 28 août ; Gstaad baroque Academy, Maurice Steger, concert de clôture le 3 septembre), comme les nombreux concerts pour les enfants et les familles (Beethoven4all, The Pumpernickel company, le 2 septembre). Musique de chambre, concert choral sacré, programmes symphoniques, sans omettre la voix comme les grands moments de partage et de dépassement, prolongements des séries pédagogiques, … toutes les musiques et les expériences musicales sont à vivre à Gstaad, cet été, en famille, dès le 14 juillet, et nul part ailleurs. Gstaad Menuhin Festival & Academy. “Musique et Famille” : du 14 juillet au 3 septembre 2016. Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site du Festival de Gstaad. ENTRETIEN avec Christoph Müller, directeur artistique du Festival de Gstaad Entretien avec Christoph Müller, directeur artistique du festival de Gstaad. Pour la 60ème édition du festival de GSTAAD (Suisse), classiquenews a posé 5 questions au directeur artistique. Eclairage sur les multiples activités musicales d’un événement qui dure plus d’un mois et renforce sa proximité avec les jeunes publics, l’apprentissage des jeunes musiciens, la cohérence d’une programmation diverse et spécifiquement montagnarde… LIRE l’entretien complet

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3 juillet

Atelier Lyrique de Tourcoing, saison 2016 – 2017

ATELIER LYRIQUE DE TOURCOING, saison 2016 – 2017. Pour les 50 ans de son orchestre sur instruments d’époque, – La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, originellement les deux phalanges créés par François Ier dès le XVIème siècle, Jean-Claude Malgoire redouble d’ouverture d’esprit, d’imagination et d’expérimentation ; de sorte que cette 35ème saison lyrique de l’Atelier Lyrique de Tourcoing (ALT) porte haut les promesses d’un centre unique en France en résidence au Théâtre municipal Raymond Devos de Tourcoing, une fabrique où dans un esprit de troupe, le chef charismatique sait électriser les énergies pour produire de nouvelles productions saisissantes. Le nord peut être fier de compter ainsi un foyer de créativité et de création (un opéra en création mondial cette saison) dédié au spectacle totale : l’opéra. 50 ans de défrichement orchestral Programme inaugural dévolu aux instruments de l’orchestre, d’abord, le concert des 12 et 14 octobre 2016 est dédié au génie instrumental et symphonique de Berlioz : Symphonie Fantastique (1830), ouverture de Benvenuto Cellini (1838) et cerise sur le gâteau, Les Nuits d’été d’après le poèmes de Théophile Gautier, avec en soliste, le contre ténor Philippe Jaroussky. Les délices lyriques de l’Atelier à Tourcoing se dévoilent plutôt en 2017. 4 productions événements sont à l’affiche, rappelant qu’aux côtés de la Lille et son opéra bénéficiant d’autres moyens, une équipe à Tourcoing sait depuis 35 ans, nous séduire, et nous enchanter par son engagement et sa capacité à charmer. Premier volet, en facétie et subtilité, La Cambiale di Matrimonio de Rossini (1810). Jean-Claude Malgoire revient chaque saison au naître de Pesaro, retour aux sources du bel canto, promesse à chaque saison d’un nouvel accomplissement entre fluidité de l’orchestre et beau chant dramatique. Les 5, 7 et 9 février 2017 à Tourcoing, puis en version de concert, le 26 février 2017 au TCE, Paris. (Laurent Serrano, mise en scène). La production souligne la grâce juvénile et le génie théâtral d’un Rossini très facétieux à Venise (San Moise) d’avant son chef d’oeuvre comique, Le Barbier de Séville de 1816… En mars 2017, création mondiale de l’opéra de François-Bernard Mâche (né en 1935), Qaraqorum, Voyage dans l’Empire Mongol, les 2,3, 5 mars 2017. Au XIIIè, l’envoyé de Louis IX (Saint-Louis), le franciscain Guillaume de Rubrouck découvre en 1253, la cité capitale de Qaraqorum, ville mongol, cité idéale où toutes les religions vivent en paix… A la cour du petit fils de Gengis Khan, Mangu Khan, le chrétien découvre comment bouddhistes, chamans, musulmans ont appris à dialoguer et à se respecter. Alain Platès, mise en scène. Musique et livret de François-Bernard Mâche. En mars et avril, Jean-Claude Malgoire retrouve Christian Schiaretti pour un Vivaldi lui aussi saisissant et d’une justesse émotionnelle irrésistible : Orlando Furioso d’après L’Arioste (créé au san Angelo de Venise en 1727). L’Arioste avant Shakespeare échafaude un labyrinthe des cœurs où la raison s’égare… Car le paladin Orlando (chanté par une femme) aime la belle Angelica qui lui préfère cependant Medoro. Sur l’île d’Alcina, la sorcière, Ruggiero oublie l’amour qui le liait à Bradamante (chanté par un homme)… trouble sentimentaux, identités croisées, travestissements et illusions… tout dans cet Orlando vivaldien, exprime les vertiges du théâtre baroque, d’autant que la musique es l’une des plus flamboyantes qui soit… avec Amaya Dominguez (Orlando), Clémence Tilquin (Alcina), … 4 dates événements : Les 31 mars, 2 et 4 avril 2017 à Tourcoing. Le 19 avril en version de concert au TCE, Paris. Enfin, pour conclure la saison, Jean-Claude Malgoire aborde un sommet de l’oratorio anglais de Handel à Londres, Israël en Egypte de 1739, fresque habile et profonde qui souligne le génie du compositeur saxon devenu britannique dans l’édification des architectures chorales et sonores, comme l’introspection individuelle des âmes inquiètes et solitaires. Les 19 et 21 mai 2017 au Théâtre municipal Raymond Devos de Tourcoing. INFOS, RESERVATIONS sur le site de l’Atelier Lyrique de Tourcoing saison 2016 – 2017 – 35ème saison

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